“Alliance pour le Changement”: la relève s’appelle Tshunza Lufuwabo Raphaël, la jeunesse prend sa place

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Par YS.

Dimanche, le siège de l’Alliance pour le Changement (ACH) à Limete a vibré autrement. Pas de foule bruyante, pas de discours interminables, pas de démonstrations de force. Juste l’instant précis où une génération passe le relais, un choix décidé depuis juin par Jean-Marc Kabund-A-Kabund, président national et fondateur de l’ACH.

Dans une salle pleine de cadres et de militants, Tshunza Lufuwabo Raphaël a reçu des mains du secrétaire général, Jean-Paleki Tonay Atwana, la notification qui l’installe officiellement à la tête de la jeunesse du parti.

Face à Parfait Zola, la cérémonie de remise et reprise a été sobre, républicaine et exemplaire. Après des mois d’attente, la jeunesse de l’ACH a désormais un visage, un nom et un cap.

Il est entré comme arrive l’aube : sans bruit, mais changeant l’atmosphère. Chemise rouge, dossier serré sous le bras, regard droit et posé, Tshunza Lufuwabo Raphaël ne cherche pas le spectacle. Il avance avec simplicité et détermination. Dans l’assistance, les murmures se sont tus d’eux-mêmes. La salle a immédiatement compris, à sa démarche et à son silence, que celui qui prend les commandes parle peu, mais pèse lourd.

Ce n’est pas un apparatchik, le nouveau patron des jeunes est un cadre, et il le démontre.

Face aux militants rassemblés, il a planté le décor sans détour, refusant les promesses faciles et les slogans creux. Il a mis en avant le poids réel d’une mission qui commence dans un pays en quête de repères.

« Ce que je reçois est une responsabilité patriotique que j’accepte avec conscience, parce que cela relève du parti, mais dans l’intérêt de la nation», a-t-il laissé entendre.

En une phrase, il a fixé le cadre : servir d’abord, briller ensuite. La jeunesse qu’il incarne n’est pas celle des ambitions personnelles, c’est celle du devoir.Puis est venu l’hommage, direct et loyal, envers la hiérarchie du parti. Il s’est tourné vers celui qui a cru en lui.

« Ma gratitude et ma loyauté vont envers le président Jean-Marc Kabund-A-Kabund, président national et fondateur de l’Alliance pour le Changement, un homme de vision qui ne se trompe pas».

Loyauté et vision : deux mots qui résument le contrat de confiance, de discipline et de travail qui lie le nouveau chef de la jeunesse à son président.

Le diagnostic est tombé ensuite, lucide et responsable. Le nouveau leader a nommé les défis avant de proposer l’engagement.

« Chers camarades, aujourd’hui notre pays est confronté à plusieurs défis, et heureusement notre parti dispose des solutions nécessaires pour y répondre».

Pour l’ACH, la RDC a besoin de réponses concrètes, et le parti affirme les avoir théorisées. C’est ce message qu’il devra désormais porter partout, de Limete jusqu’à l’arrière-pays. Le cœur de son mandat reste la jeunesse, envisagée non pas comme un slogan, mais comme une stratégie de reconstruction.

Il a pa ailleurs rappelé que sans son implication, aucun projet ne peut tenir dans la durée.

« Pour y parvenir, il faut l’implication et l’intégration de la jeunesse. Cette jeunesse doit faire preuve d’une grande responsabilité et surtout de prise de conscience, car c’est elle qui portera les défis de demain».

La jeunesse est ici un pilier, pas un faire-valoir

Dimanche, Limete n’a pas seulement acté une nomination administrative, elle a vu naître une promesse politique. Tshunza Lufuwabo Raphaël n’arrive pas pour occuper un poste et chauffer un fauteuil.

Il vient réveiller une conscience collective et proposer une autre méthode. Face à l’urgence, il oppose la discipline du travail et l’exigence du mérite. Face à l’attente, il propose une construction méthodique, bloc après bloc.

À une jeunesse trop longtemps mise en marge, il offre le centre de la scène. Sobriété dans la forme, fermeté dans le cap : l’Alliance pour le Changement vient de présenter à la RDC le visage d’une relève qui n’attend plus l’autorisation, mais qui agit et prend ses responsabilités.Il a conclu, le regard droit, en s’adressant à chaque jeune présent et à ceux qui le liront à travers le pays.

« C’est pour moi une occasion, une fois de plus, de lancer un appel à tous les jeunes ici présents et à travers la République démocratique du Congo. Demain, ceux qui vont gouverner cette République, c’est nous, les jeunes. Il vous revient de prendre vos responsabilités, car si vous ne le faites pas, personne ne le fera à votre place».

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