Une cinquantaine de leaders religieux de différentes confessions ont pris l’engagement de soutenir activement la lutte contre la 17ᵉ épidémie de la maladie à virus Ebola dans la province de l’Ituri, à l’issue d’un dialogue communautaire organisé dimanche à Bunia par l’Institut national de santé publique (INSP).
Cette rencontre a réuni des représentants de l’Église du Christ au Congo (ECC), de l’Église catholique, des Églises de réveil ainsi que de la communauté musulmane autour du Directeur général de l’INSP, dans le but de renforcer l’implication des communautés dans les efforts de riposte.L’initiative intervient alors que l’épidémie causée par la souche Bundibugyo poursuit sa progression dans l’est de la République démocratique du Congo.
Selon les organisateurs, 14 des 36 zones de santé de l’Ituri sont actuellement affectées par la maladie. La situation demeure préoccupante en raison de l’insécurité persistante liée à la présence de groupes armés dans certaines zones touchées, mais également à cause de la circulation de rumeurs et de résistances communautaires qui compliquent les interventions sanitaires.
Au cours des échanges, les participants ont été sensibilisés aux caractéristiques de la souche Bundibugyo, à ses différences avec la souche Zaïre, aux modes de transmission du virus ainsi qu’aux mesures de prévention destinées à protéger les populations.Les leaders religieux ont également partagé les préoccupations exprimées au sein de leurs communautés respectives et identifié plusieurs obstacles socioculturels susceptibles de freiner l’adhésion des populations aux actions de riposte.
Pour l’INSP, les responsables religieux constituent des acteurs essentiels dans la lutte contre Ebola en raison de leur proximité avec les populations et de leur capacité à influencer les comportements au sein des communautés.
L’institution entend ainsi faire de ces leaders des relais communautaires chargés de diffuser des informations fiables, de promouvoir les mesures barrières et de favoriser l’acceptation des interventions de santé publique, notamment la surveillance des contacts, les investigations épidémiologiques et les inhumations sécurisées et dignes.
La rencontre s’est clôturée par la signature d’un acte d’engagement à travers lequel les participants ont réaffirmé leur volonté de contribuer à la sensibilisation des populations et à la prévention de la maladie.
La rédaction
