Le professeur Alphonse Maindo juge inopportune toute révision de la Constitution en RDC

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Dans un contexte national marqué par de multiples crises, le professeur Alphonse Maindo s’oppose fermement à toute tentative de révision de la Constitution de la République démocratique du Congo (RDC).

Pour l’universitaire, les priorités du pays se situent ailleurs : insécurité dans l’Est, crises sanitaires, dégradation des infrastructures, difficultés du système éducatif et pauvreté croissante.

« La Constitution n’est pas responsable des maux qui frappent la RDC », affirme M. Maindo.

Selon lui, le véritable problème réside dans la manière dont les dirigeants appliquent les règles existantes.

« Il faut changer l’homme plutôt que le texte », insiste-t-il, ajoutant que l’amélioration de la gouvernance, la transparence et le respect des institutions doivent précéder toute réforme constitutionnelle.

Face aux appels sporadiques en faveur d’un toilettage de la loi fondamentale, le professeur qualifie aujourd’hui toute initiative de « inopportune » et « illégitime ».

Il estime par ailleurs qu’une révision menée dans le climat actuel risquerait de détourner l’attention et les ressources des questions qui préoccupent directement les Congolais.

« Les autorités doivent se concentrer sur la sécurité des populations et le bien-être social », plaide-t-il, rappelant que les attentes citoyennes portent avant tout sur la protection contre l’insécurité, l’accès aux soins, la remise en état des routes et des écoles, ainsi que la lutte contre la paupérisation.

Pour M. Maindo, engager un débat constitutionnel sérieux suppose d’abord un environnement apaisé et une large consultation nationale.

L’opinion de l’universitaire intervient alors que le pays traverse des tensions politiques et sécuritaires récurrentes. Certains observateurs estiment que toute démarche constitutionnelle devra répondre à des critères de légitimité démocratique et d’urgence sociale si elle veut rencontrer l’adhésion de la population.

Interrogé sur les alternatives, le professeur Maindo propose des réformes concrètes de gouvernance : renforcement des capacités des institutions, lutte contre la corruption, professionnalisation des forces de sécurité, investissements dans la santé et l’éducation, et programmes de lutte contre la pauvreté.

À ses yeux, ces mesures permettront de restaurer la confiance des citoyens et de créer des conditions favorables à un débat constitutionnel serein et utile.

La rédaction.

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