Pour la première fois depuis l’ouverture de la prison centrale de Matadi, un détenu a été ordonné pasteur dimanche 28 juin lors d’une cérémonie organisée à l’intérieur de l’établissement pénitentiaire.
Le bénéficiaire de cette consécration est le missionnaire Daniel Nkotolo Mbungu, incarcéré depuis sept ans. L’événement a été organisé par l’ONG S.O.S Sauvons les prisonniers et les personnes vulnérables (SSPPV) en collaboration avec l’Église Message Évangélique Rhema de Matadi.
Selon les organisateurs, M. Mbungu s’est illustré par son engagement à la tête de la « Cité de Réparation », l’espace de culte aménagé au sein de la prison, où il exerce depuis plusieurs années un ministère auprès des autres pensionnaires sous l’encadrement des pasteurs Antoine Makiadi Batedika et Amos Patase Buesy.
« La prison est un lieu de rééducation », a déclaré Didier Mambueni Butukembo, président du SSPPV.
« Cette consécration vise à préparer l’après‑prison de Daniel Nkotolo Mbungu et à lui permettre de poursuivre son ministère pastoral après sa libération, tout en servant d’exemple aux autres pensionnaires», a-t-il dit.
La cérémonie a rassemblé plusieurs acteurs religieux et témoins : le révérend Amos Patase Buesy, le pasteur Antoine Makiadi Batedika (SSPPV), le prophète Madzone Luemba et le pasteur Georges Tshiya wa Tshiya, aumônier des FARDC au camp Colonel Ebeya de Mbanza‑Ngungu.
La prédication, inspirée du passage biblique 1 Samuel 16:12, s’est tenue sous le thème « Oins‑le ». À l’issue du culte, l’Église Message Évangélique Rhema a remis à M. Mbungu un certificat de consécration.
La Direction pénitentiaire lui a également décerné un diplôme de mérite en reconnaissance de son parcours.
Pour le pasteur Amos Patase Buesy, lui‑même ancien pensionnaire de cette prison, les qualités morales et la connaissance de la Parole de Dieu de Daniel Nkotolo Mbungu ont motivé son intégration au sein de l’Église Rhema et sa consécration pastorale.
Les organisateurs estiment que cette initiative contribue à la réinsertion sociale des personnes privées de liberté en montrant que la détention peut être un cadre de transformation et de préparation à une nouvelle vie.La Rédaction
