Affaires métis congolais : la Belgique condamnée définitivement pour crimes contre l’humanité et à indemniser des victimes

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La Cour de cassation belge a confirmé la décision de la cour d’appel de Bruxelles du 2 décembre 2024 dans l’affaire des métis congolais déportés durant la colonisation, rapportent des médias internationaux samedi.

Le pourvoi de l’État belge a été rejeté, rendant l’arrêt d’appel définitif.

La décision consacre la condamnation de l’État belge pour « crimes contre l’humanité » commis pendant la période coloniale.

L’État est également tenu d’indemniser cinq plaignantes : Monique Bitu, Léa Tavares, Noëlle Verbeken, Marie-Josée Loshi et Simone Ngalula reconnues victimes de la politique belge de ségrégation raciale et d’enlèvements forcés d’enfants métis.

Cet arrêt, rendu définitif, représente une première : c’est la première fois qu’un État européen est condamné à réparer financièrement des victimes de la colonisation.

En 2018, l’État belge, par la voix de l’alors Premier ministre Charles Michel, avait présenté des excuses pour la ségrégation des enfants métis au Congo, au Rwanda et au Burundi. Pour les plaignantes, ces excuses constituaient une étape symbolique ; la condamnation actuelle assure désormais une réparation matérielle du préjudice subi.

ISRANDO

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