La RDC à l’honneur à “La Nuit du Burkina 2026” prévue du 9 au 11 juillet

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Pour sa cinquième édition, La Nuit du Burkina a placé la République démocratique du Congo (RDC) en pays d’honneur autour du dialogue culturel entre villes et diasporas.

L’événement, organisé par l’association Œuvres pour l’Homme et coordonné par Paulin Mare, s’ouvre ce jeudi 9 juillet à Bruxelles et propose pendant trois jours expositions, panels, défilés de mode, concerts, gastronomie et projections cinématographiques.

Dans les temps forts de cette édition figurent deux projections‑débat : Une si longue nuit, œuvre poignante de la Burkinabè Delphine Yerbenga, et L’Afropeen la Ngungoise, film du réalisateur congolais Pitchou Matouasilua.

Delphine Yerbenga aborde les réalités sociales avec force et sensibilité, mettant en lumière les valeurs de solidarité, de résilience et de dignité.

L’Afropeen la Ngungoise raconte le parcours initiatique de Waso, adopté en Belgique, qui retourne à 35 ans en RDC pour chercher ses racines. Ce film, riche en émotions, vient témoigner des réalités sociales et identitaires partagées par les peuples africains et leurs diasporas.

« La Nuit du Faso est née comme un projet de cohésion sociale et de vivre‑ensemble», a expliqué Paulin Mare, organisateur de l’événement.

« La manifestation valorise la culture burkinabè à travers la musique, la gastronomie et la mode, mais elle s’est aussi ouverte à la promotion d’échanges multiculturels», a-t-il ajouté.

Cet événement s’étend sur trois jours et inclut une exposition d’objets d’art, des panels et des ciné‑débats.

Le thème retenu pour 2026 est l’inclusion, avec un accent sur la solidarité internationale et l’amitié entre les peuples, notamment avec la Belgique.

La présence de la RDC à cette édition s’explique par des liens d’amitié tissés entre acteurs culturels des deux pays.

« La RDC est mise à l’honneur grâce à une amitié forte entre des personnes issues des deux pays», a fait savoir Paulin Mare.

Et de poursuivre : « nous souhaitons, par ces échanges, faire découvrir la réalité congolaise au public burkinabè tout en partageant des valeurs communes».

Selon lui, le cinéma est perçu comme un vecteur puissant de ce partage : il reflète les réalités sociales, stimule le dialogue et favorise la mutualisation des valeurs sociales entre communautés.

Des retombées culturelles et économiques envisagées

Les organisateurs et partenaires espèrent que cette coopération donnera lieu à des retombées culturelles, sociales et économiques durables.

Parmi les effets escomptés figurent :le renforcement de l’identité et des liens panafricains ;la mise en valeur des patrimoines burkinabè et congolais et le dialogue entre traditions (musique, danse, artisanat, cuisine, textiles) ;la fierté et le sentiment d’appartenance renforcés chez les diasporas et les jeunes ;une meilleure circulation des artistes et l’essor de coproductions, résidences croisées et tournées partagées ;la création d’activités génératrices de revenus (marchés éphémères d’artisanat, commandes pour traiteurs et techniciens) ;des protocoles de coopération institutionnelle entre ministères de la Culture, maisons des arts et centres culturels.

Parmi les projets communs proposés, le programme “Ponts Culturels Burkina–RDC: Jeunes, Culture et Numérique” ambitionne de créer une filière transnationale durable de coproduction culturelle et d’inclusion des jeunes, en s’appuyant sur les arts, l’éducation sociale et financière et les outils numériques.

Ce projet prévoit aussi des ateliers scolaires et parascolaires, du mentorat par des artistes, et des actions de cohésion sociale ciblant notamment les populations déplacées, les femmes et les jeunes sans emploi.

Ciné‑débat et échanges

La projection‑débat de L’Afropeen la Ngungoise offrira au public burkinabè l’occasion d’échanger avec des intervenants sur les thèmes identitaires, la diaspora, l’adoption et les défis sociaux contemporains.

Pour Paulin Mare, ces discussions “enrichiront la compréhension mutuelle entre publics burkinabè, congolais et belges présents, et pourront inspirer de futures collaborations culturelles et institutionnelles.

”La Nuit du Faso 2026 s’affirme ainsi comme une plateforme de rencontre et de partage entre artistes, acteurs culturels et citoyens, et comme une vitrine pour des initiatives qui lient culture, développement et solidarité internationale.

Nedo Isrando

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