Beni: treize civils et un militaire tués lors d’une double incursion attribuée aux ADF

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Treize civils et un militaire ont été tués dans la nuit de samedi à dimanche lors d’une double incursion attribuée aux djihadistes des Forces démocratiques alliées (ADF) dans la ville et le territoire de Beni, dans le Nord-Kivu (Est de la RDC), a annoncé l’armée.

Selon le lieutenant Marc Elongo, porte-parole des Forces armées de la RDC (FARDC) dans la région, vers 22 heures un groupe d’assaillants ADF/MTM (Alliance des forces démocratiques Mouvement islamique Tablic) en provenance de la forêt de Mayangose a tenté de traverser la Route nationale n°4 pour gagner la rive ouest.

Les attaquants ont fait irruption dans une zone lacunaire entre les localités de Ngadi et Mavivi, où ils ont tué six civils. En les poursuivant, un militaire est tombé, « arme à la main », a indiqué l’officier.

La même nuit, sept autres corps ont été découverts sur l’axe Vemba–Katota, à l’est de Ngadi, dans la partie ouest du territoire de Beni. Ces cadavres ont été retrouvés dimanche matin par des habitants se rendant au culte dominical.

D’après les observations et le mode opératoire, ces victimes auraient également été exécutées par les ADF peu avant l’attaque de Ngadi. Parmi les victimes de Ngadi figurent majoritairement des membres de la communauté pygmée.

L’une des personnes tuées est le comédien, danseur et humoriste local Nzanzu Mangese, ainsi que son père et son petit frère. Le camp pygmée de Ngadi porte encore les stigmates du passage des assaillants : habitations abandonnées et familles en détresse.

Dimanche matin, des jeunes ont transporté les corps sur la Route nationale n°4, paralysant momentanément la circulation. Des membres de mouvements citoyens et des sympathisants de l’artiste ont retiré le corps de Mangese de la morgue de l’hôpital général de référence de Beni pour le placer dans une morgue privée.

Le lieutenant Elongo a assuré que les FARDC, appuyées par les forces de défense ougandaises (UPDF), ont stoppé l’avancée de l’ennemi et restent déterminées à traquer les assaillants « jusqu’à leur dernier retranchement ».

La dernière attaque d’un quartier de la ville de Beni remontait au 14 novembre 2022, dans le quartier Rwangoma, commune de Beu.

ISRANDO

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