CSAC : nouvelles règles et sanctions pour encadrer les débats politiques télévisés

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Le président du Conseil supérieur de l’audiovisuel et de la communication (CSAC), Christian Bosembe, a annoncé samedi, lors d’un Space X live, une série de mesures visant à renforcer l’encadrement des débats politiques dans les médias audiovisuels en République démocratique du Congo.

Christian Bosembe a insisté sur l’interdiction des insultes sur les plateaux : « Aucun plateau ne doit servir d’espace pour les insultes».

Il a précisé que toute émission dont le journaliste ne parvient pas à maîtriser le débat serait retirée de la grille de diffusion. Si la chaîne persiste, elle s’exposerait à des sanctions et le journaliste responsable pourrait être suspendu.

Parmi les dispositions envisagées figure l’obligation, pour les partis politiques, de transmettre aux médias la liste des personnes habilitées à s’exprimer en leur nom sur les plateaux de télévision. Cette mesure a pour objectif de limiter les débordements observés sur certaines émissions et d’assurer la présence d’intervenants maîtrisant les sujets débattus.

Responsabilité des journalistes et déontologie

Le président du CSAC a appelé les journalistes à davantage de vigilance dans le choix de leurs invités, estimant que la qualité des émissions dépend largement de la compétence des participants et du respect des règles déontologiques. Il a rappelé que les sanctions infligées par le régulateur s’appuient sur les textes légaux et réglementaires en vigueur et s’appliquent sans distinction d’appartenance politique.

Interrogé sur la question de la révision constitutionnelle, Christian Bosembe a estimé qu’un changement de Constitution ne pouvait être assimilé à un « troisième mandat », mais constituait plutôt l’ouverture d’un nouveau cycle institutionnel résultant d’un nouvel ordre politique.

Enfin, il a invité les professionnels des médias à faire preuve de patriotisme dans l’exercice de leur métier, en précisant que cela ne signifiait ni encourager la propagande politique ni restreindre la liberté d’expression.

La rédaction

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