Les journalistes de la province de l’Ituri ont été sensibilisés à leur rôle dans la lutte contre les fausses informations entourant la maladie à virus Ebola, au cours d’une séance d’échanges organisée vendredi à Bunia par l’Institut national de santé publique (INSP). La rencontre, conduite par le Directeur général de l’INSP, le Professeur Mwamba Kazadi Dieudonné, s’inscrit dans le cadre des actions menées pour renforcer l’adhésion des communautés aux mesures de riposte contre l’épidémie.
Face aux professionnels des médias, le responsable de l’INSP a insisté sur la nécessité de diffuser des informations exactes et vérifiées afin de prévenir la propagation des rumeurs susceptibles d’affaiblir les interventions sanitaires en cours.
« Les professionnels des médias doivent contribuer activement à la diffusion d’informations fiables et vérifiées afin d’accompagner les efforts de riposte contre Ebola », a-t-il déclaré.
Le Professeur Mwamba Kazadi Dieudonné a notamment rejeté certaines allégations relayées dans les communautés, parmi lesquelles la prétendue remise de 5.000 dollars américains aux familles des victimes d’Ebola ainsi que les accusations selon lesquelles les cercueils utilisés lors des enterrements ne contiendraient pas les dépouilles des personnes décédées.
« Ces informations sont infondées et constituent un frein à l’adhésion communautaire aux interventions sanitaires », a-t-il affirmé.
Selon lui, ces rumeurs alimentent la méfiance des populations et compliquent le travail des équipes déployées sur le terrain.Au cours des échanges, un accent particulier a également été mis sur les Enterrements dignes et sécurisés (EDS), considérés comme l’un des moyens essentiels pour limiter les risques de transmission du virus après un décès lié à Ebola.
Le Directeur général de l’INSP a invité les habitants de l’Ituri à soutenir cette mesure sanitaire et à se fier aux informations communiquées par les structures habilitées plutôt qu’aux rumeurs circulant dans les communautés.
Cette activité, organisée par le pilier Communication des risques et engagement communautaire (CREC) du Système de gestion de l’incident (SGI), a aussi permis de renforcer les connaissances des professionnels des médias sur la couverture responsable des questions sanitaires en période d’épidémie.
La rédaction
