La RDC réaffirme son engagement envers la Charte des Nations unies

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La République démocratique du Congo (RDC) a réaffirmé, mardi, son attachement au droit international, à l’égalité souveraine des États et à la revitalisation du multilatéralisme lors de la 10 159e séance du Conseil de sécurité des Nations unies à New York.

Lors de son intervention, l’ambassadeur Zénon Mukongo, représentant permanent de la RDC auprès des Nations unies, a rappelé que la Charte des Nations unies, en vigueur depuis 1945, demeure « la pierre angulaire de l’ordre international » fondé sur l’égalité souveraine des États, le règlement pacifique des différends, le refus du recours à la force, la coopération internationale et la promotion des droits de l’homme et des libertés fondamentales.

Le diplomate congolais a souligné la nécessité de préserver la centralité de l’ONU face aux récents défis géopolitiques, marqués par les conflits armés, un unilatéralisme croissant et la fragilisation du système multilatéral.

Il a aussi averti que la violation répétée des principes de la Charte affaiblit non seulement les États membres mais aussi l’ensemble du système international.

« Face aux tensions persistantes dans plusieurs régions du monde, le multilatéralisme autrefois ascendant s’est affaibli sous l’effet de l’insécurité internationale, des conflits armés, du changement climatique et des défis liés aux droits humains », a-t-il ajouté.

Soutien à la Monusco

L’ambassadeur Mukongo a également rendu hommage aux efforts de l’Organisation des Nations unies pour la paix et la stabilité en RDC, saluant en particulier l’engagement de la Mission de l’ONU pour la stabilisation en RDC (MONUSCO).

« Cette solidarité se manifeste de manière tangible à travers la présence de la MONUSCO, dont nous saluons l’engagement aux côtés du peuple congolais », a-t-il déclaré.

Pour consolider le système multilatéral centré sur l’ONU, la RDC a formulé cinq recommandations : réaffirmer la primauté de la Charte des Nations unies et du droit international;renforcer le respect du principe d’égalité souveraine des États et du non-recours à la force;soutenir le rôle de la Cour internationale de Justice dans le règlement pacifique des différends; engager une réforme du Conseil de sécurité des Nations unies; renforcer les mécanismes de médiation, la diplomatie préventive et les systèmes d’alerte précoce.En conclusion, l’ambassadeur Zénon Mukongo a rappelé que défendre les buts et principes de l’ONU, c’est choisir « un monde régi par le droit international, la coopération et la solidarité ».

La rédaction

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