L’Ouganda a annoncé, hier mercredi, la fermeture immédiate de sa frontière avec la République démocratique du Congo, dans le but de freiner la propagation de l’épidémie d’Ebola qui continue de progresser dans la région des Grands Lacs. Cette décision s’accompagne de l’instauration d’une quarantaine obligatoire de 21 jours pour toute personne en provenance de la RDC.
D’après l’Uganda Media Centre, cette mesure s’applique à tous les voyageurs, qui entrent sur le territoire ougandais par voie terrestre ou aérienne. Les autorités ougandaises expliquent cette décision par la recrudescence des cas importés depuis l’Est de la RDC, épicentre actuel de la flambée épidémique. Kampala affirme avoir déjà enregistré sept cas de contamination liés à cette situation, principalement dans la capitale.
Le gouvernement ougandais redoute une extension plus large du virus sur son territoire, dans un contexte où les échanges humains et commerciaux entre les deux pays restent particulièrement denses, notamment dans les zones frontalières. Dans le même contexte régional et international, d’autres États ont également renforcé leurs dispositifs de prévention.
Le Canada a ainsi annoncé la suspension temporaire, pour une durée de 90 jours, de certains documents d’immigration destinés aux ressortissants congolais, ougandais et sud-soudanais, assortie de mesures de quarantaine obligatoire.
Par ailleurs, le Rwanda a déjà durci ses contrôles aux frontières et limité certains mouvements transfrontaliers ces derniers jours, traduisant une inquiétude croissante dans la région face à l’évolution de l’épidémie d’Ebola Bundibugyo.Partie de la province de l’Ituri, la crise sanitaire prend désormais une dimension régionale et internationale, poussant plusieurs États à renforcer leurs dispositifs de prévention, malgré les conséquences économiques et humanitaires de ces restrictions.
La rédaction
